ANTHOLOGIE
JERRY
GOLDSMITH
20th Century Fox
Un coffret de luxe composé de 2 boîtiers de 3 CD
au design conçu par Matthew Joseph PEAK
Inclus un livret illustré de 64 pages.
Varese Sarabande Records présente ce grand hommage musical à l’occasion du 75ème anniversaire du compositeur.

Varese Sarabande nous propose dans ce coffret de luxe 8 musiques inédites du compositeur :
Damnation Alley
The Detective
Shock Treatment
Fate Is the Hunter
Anna and the King
A Tree Grows In Brooklyn
S*P*Y*S
The Vanishing

L’anthologie complète regroupe 39 suites survolant l’ensemble du travail de Jerry GOLDSMITH à la Fox.
Ace Eli And Roger Of The Skies
The Agony And The Ecstasy
Alien ( version inédite est restaurée)
Anna And The King
Bad Girls
The Blue Max
Chain Reaction
The Chairman ( début inédit en CD)
Damien: Omen II
Damnation Alley
The Detective
The Edge
Escape From The Planet Of The Apes
Fate Is The Hunter
The Final Conflict
The Flim Flam Man
A Girl Named Sooner
In Like Flint
Justine
Magic
The Mephisto Waltz
Morituri
The Omen
100 Rifles
The Other
Our Man Flint
Patton
Planet Of The Apes
Rio Conchos
The Sand Pebbles
Shock Treatment
S*P*Y*S
Stagecoach
The Stripper
Take A Hard Ride
Tora! Tora! Tora!
A Tree Grows In Brooklyn
The Vanishing
Von Ryan’s Express

Ce coffret est une exclusivité Varese Sarabande comportant plus de 7 heures de musique. Vendu dans quelques boutiques spécialisées, il était disponible sur le « net » et en vente directement sur les sites de Varese.Sarabande et Colosseum records.
Une formidable anthologie jamais réalisée dans l’édition discographique du compositeur. Il faut bien évidemment remercier toute l’équipe de Varese pour ce fantastique travail de reconstitution et de restauration.
A l’occasion du 75 ème anniversaire de Jerry GOLDSMITH, l’éditeur a rassemblé un ensemble d’archives rares, de grande valeur et chères au compositeur. Pour Varese, en 25 ans d’existence , ce sera le projet le plus ambitieux jamais réalisé . Le tout n’aurait pu voir le jour sans le travail considérable de Robert TOWNSON et de Nick REDMAN.
Pour cet événement, Varese ressuscite des partitions quasiment oubliées et disparues du compositeur, notamment celles des tant attendus « The Detective », et de « Damnation Alley » , les inédits « Shock Treatment » , « Fate Is the Hunter », « A Tree Grows In Brooklyn », le somptueux « Anna and the King » (célèbre série TV avec Samantha Edgar) ainsi que la version américaine très virevoltante de « S*P*Y*S »
Afin d’ illustrer ce voyage musical à la Fox, Varese inclus un séduisant livret de 64 pages sous la direction artistique de Matthew Joseph PEAK - fils du grand illustrateur et affichiste Robert PEAK - comportant photos de films, archives personnelles du compositeur et images de tournages.
Ce coffret , un des plus originaux jamais réalisé, est limité à 1500 exemplaires et a déjà fait le tour du monde.
Autre Anthologie aujourd’hui rassemblée dans ce coffret de luxe, éditée également par Varèse sarabande, celle de « The Omen ». Afin de marquer à tout jamais cette première trilogie du maestro Jerry Goldsmith, - la deuxième étant celle des Rambo - l’éditeur rassemble dans cet étui les trois films de la très célèbre série des « Malédiction », œuvres musicales maîtresses du compositeur.

« The Omen » sera la plus grande surprise de toute la carrière du compositeur puisque pour cette œuvre, le maestro remportera la statuette d’or. Jerry Goldsmith, lors de la 49ème cérémonie remportera à sa grande stupéfaction, l’Oscar© malgré deux nominations de Bernard Herrmann, celle de Lalo Schifrin et de Jerry Feilding.
Récompense amplement méritée pour cette œuvre d’une redoutable d’efficacité, mais qui semble être aujourd’hui une bien pâle reconnaissance pour une carrière d’une telle créativité. (Voir dans la filmographie).
Varèse nous présente cette fois-ci un CD complètement restauré et restructuré qui permet une meilleure écoute du score ainsi que des pistes inédites.
Comme tout premier Opus, ce sera le meilleur de la trilogie. Sa réussite, donnera même rapidement naissance à une suite : Damien The Omen 2 de Don Taylor. Si le premier volet est effectivement un authentique modèle d’efficacité musicale alors « Damien » l’est tout autant, voire pour certains points, plus violent et plus agressif.
Jerry Goldsmith développe à nouveau les thèmes composés pour le premier film, mais apportera un « son nouveau » de par une combinaison violons -orgue créant ainsi un aspect cathédralesque accentuant fortement le concept d’une « Messe noire ».


Le deuxième point fort de cette partition sera son générique-intro. Un thème qui après les premières notes connote parfaitement l’indélébile signature et l’indéniable efficacité du maestro. Le compositeur nous réintègre rapidement dans l’univers du premier film tout en apportant une variante orchestre/synthétiseur plus prononcée qui systématiquement modernisera le « son » Omen. Le musicien optera ainsi pour une atmosphère plus menaçante et démoniaque. Le « Ave Satani versus Chrisus », restera toujours « le leitmotiv » principal de la partition.
La grande exclusivité Varèse , pour cet album, est la possibilité soit d’écouter le score « Original » du film restauré par Nick Redman (Version film différente) ou celui du vinyle original réenregistré par le compositeur lors de la conception du disque.
Jerry Goldsmith retrouve pour la deuxième fois le metteur en scène Don Taylor avec lequel il avait fait la deuxième séquelle de « Planet of the apes ».
La Malédiction 2 n’égalera pas le choc et l’effet surprise du premier opus, mais demeurera un véritable modèle d ‘efficacité, notamment par la violence de certaines scènes.
Pour le troisième volet de cette trilogie, Jerry Goldsmith optera pour une écriture musicale beaucoup plus noble et spirituelle au sens large du terme. Ce sera, musicalement l’opus préféré du maestro.
Quand la Musique de Film rencontre l'Opéra...
Le score de 'The Final Conflict' (La malédiction finale) est assez différent des deux autres scores de la saga des ‘Omen’, et plus particulièrement au niveau de la thématique. Le réalisateur Graham Baker a demandé à Jerry Goldsmith de conclure cette trilogie de manière grandiose, le compositeur ayant opté pour une approche vocale véritablement opératique. Le livret de l'album publié par Varèse Sarabande nous explique que le compositeur lui même a toujours été attiré par les techniques musicales du monde des opéras, 'The Final Conflict' lui ayant ainsi permit de rendre hommage au monde de l'opéra à travers une écriture chorale puissante et terrifiante. Les deux grands thèmes fondamentaux de la partition sont à eux seuls les attractions majeures de cette nouvelle partition riche en frisson et en puissance.
Introduit dès le Main Title, le nouveau thème principal qui se trouve être le thème de Damien (Sam Neill) est puissant et imposant. Ce sont les cors qui introduisent le thème principal alors que l'on voit à l'écran les premiers plans des dagues symbolisant l’idée du combat final entre le bien et le mal. Puis, les choeurs en latin font alors leur apparition pour interpréter ce thème dans une forme chorale sombre et épique à la fois, le côté épique de la partition étant ici totalement nouveau par rapport aux deux opus précédents. Le thème de Damien prend une tournure véritablement grandiose et spectaculaire, suggérant en force la puissance du mal toujours symbolisé par les choeurs démoniaques en latin qui prennent une tournure épique dans 'The Final Conflict'. Le deuxième thème du score arrive juste après et contraste radicalement avec celui de Damien. Il en est même l'opposé absolu. Avec ses cors et ses choeurs majestueux soutenant des harmonies quasi debussystes, ce thème grandiose évoque l'espoir de l’humanité symbolisé par la venue du Christ sur terre, un thème choral avec une dimension religieuse, nouveau dans la musique de la trilogie puisque jusqu'à présent, toute la musique se centrait essentiellement autour de l’antéchrist et de ses méfaits diaboliques.
Mais l'annonce du thème majestueux du Christ est très vite interrompue par l'intervention du choeur d'hommes prononçant discrètement le mot 'satani' alors que l'on voit un plan des prêtres amenant les dagues dans leur repère secret. Cette brève utilisation du mot 'satani' par les voix d'hommes semble surgir subitement de manière isolée au sein de la séquence à consonance plus positive (les prêtres symbolisent la lutte contre le Mal). L'opposition du mot 'satani' sur cette scène pourrait tout simplement être considérée comme une opposition Bien (les prêtres)/Mal (le mot 'satani'). La mise en parallèle des deux principaux thèmes évoquant respectivement Damien (le Mal) et le Christ (le Bien) symbolise déjà cette idée de conflit qui sera à la base de l'histoire du film.
'The Ambassador' nous plonge immédiatement dès le début du film dans la terreur avec le premier méfait commis par Damien qui envoie son chien devant l'Ambassadeur d'Angleterre en train de se promener dans un parc et qui retourne à son bureau, possédé par un esprit maléfique. Les choeurs sataniques et l'orchestre installent avec différents ostinatos un climat pesant qui ne cesse d'accroître la tension jusqu'à l'inévitable conclusion de la séquence: le suicide de l'ambassadeur. On retrouve ici le style satanique de ‘The Omen’ et ’Damien: Omen 2’ mais amplifié par des orchestrations et des choeurs massifs. Goldsmith évoque les premiers signes envoyés par le ciel et les astres pour annoncer la venue du Christ avec une flûte gracieuse, des cordes majestueuses et des choeurs spirituels, en opposition totale avec la partie chorale de 'The Ambassador', qui évoque clairement les méfaits diabolique de Damien. 'The Monastery' prolonge l'aspect spirituel et religieux de l'oeuvre avec un orchestre plus recueilli (essentiellement au niveau des cordes et des cuivres) alors que les prêtres prient pour que Dieu les aide à accomplir leur mission. A noter la réutilisation du thème de Damien aux cors alors que les prêtres, déterminés, prient pour trouver le salut de leur âme dans cette mission périlleuse.
'A.T.V. First' permet à la partition de ‘The Final Conflict’ de prendre un autour tournant puisque le morceau évoque la première tentative d'assassinat contre Damien. Ici, il s'agit d'un prêtre venu dans les studios de télévision où Damien offre une interview à la journaliste Kate Reynolds. A noter ici la façon dont Jerry Goldsmith fait monter la tension avec cette nappe de choeurs féminin terrifiant (on pense au style vocal du Requiem de Ligeti ici), illustrant à la fois le suspense et le danger. Les choeurs installent ici un rythme saccadé avec cordes/bois/cuivres d'une grande violence (soutenu par une très discrète ligne rythmique de synthétiseur) alors que le prêtre meurt carbonisé, ayant échoué sa mission.
Le premier morceau inédit arrive enfin dans le sinistre 'The Statue', scène clé du film où Damien s'adresse de manière haineuse à la statue du Christ. Goldsmith nous fait ressentir ici toute la noirceur du personnage et de sa haine implacable contre Dieu et son fils à travers des cordes extrêmement tendues dans un passage qui rappelle beaucoup le style de 'Alien' de Goldsmith. Les effets de glissandos de cordes renforcent l'aspect sinistre et angoissant de ce morceau à l'ambiance suffocante et infiniment sombre. Notons le sursaut orchestral alors que Damien s'enfonce les épines de la couronne du Christ dans ses mains, faisant alors couler du sang le long de la tête de la statue en signe de défi contre Dieu. 'The Second Coming' est quand à lui important puisqu'il évoque la naissance du Christ sur terre symbolisé par l'alignement des astres dans le ciel, et ce jusqu'à ce plan illuminé d'une lumière éblouissante rendue grandiose par le magnifique et triomphant thème du Christ exposé ici dans une sorte de climax, l’hymne du libérateur venu sauver l'humanité.
'The Hunt' est généralement considéré comme l'un des meilleurs morceaux de la partition de ‘The Final Conflict’. Ce véritable tour de force orchestral accompagne la séquence de la chasse avec Damien et ses chiens, amorcé par un rythme de chevauchée entraînant renvoyant aux grands moments des partitions guerrières pour les films d’aventure à l’ancienne. Jerry Goldsmith s’offre ainsi le luxe de nous offrir une superbe reprise du thème de Damien avec des cuivres guerriers soutenu par une rythmique de chevauchée soutenu par les percussions (notons l'utilisation du tambourin pour accentuer la rythmique de la reprise du thème version chevauchée). Le maestro renforce ici cette impression de chevauchée énergique avec l'utilisation d'un motif de chasse aux cuivres. Le réalisateur Graham Baker semble même avoir particulièrement apprécié ce morceau puisqu'il en parle de façon élogieuse dans son commentaire sur le DVD du film. Il est certain que 'The Hunt' demeure incontestablement l’un des morceaux anthologiques de la partition de ‘The Final Conflict’.
'The Blooding' prolonge une fois de plus la terreur alors que Damien supprime deux autres prêtres qui essayaient de le tuer durant la chasse. La reprise terrifiante du thème de Damien aux choeurs semble plus puissante que jamais, illustrant une fois de plus le caractère maléfique du personnage que Sam Neill interprète avec brio. A l'instar du roi Hérode dans l'Ancien Testament, Damien ordonne à ses sbires que tous les bébés nés le 24 mars entre minuit et 6 heures soient tués. Le morceau évoque une fois de plus les sombres méfaits de l’antéchrist qui ne reculera devant rien pour détruire son ennemi. La journaliste Kate Reynolds, qui tombe dangereusement amoureuse de Damien, rencontre alors le père De Carlo qui finit par lui révéler la véritable identité de Damien.

Dans '666' (autre morceau inédit), Goldsmith développe une ambiance atmosphérique sinistre (notons l'utilisation hypnotisante d'une cloche combinée avec un vibraphone pour accentuer l'aspect pesant du morceau), tandis que le père De Carlo fait ses sombres révélations à une Kate incrédule mais qui ne tardera pas à changer d'avis en comprenant à son tour la réelle nature du maléfique Damien. On atteint l'apogée de la terreur dans le terrifiant 'The Iron' alors que Damien demande à son sous-fifre Harvey Dean de tuer son enfant qu'il craint être la réincarnation du Christ. Harvey refuse et s'échappe pour aller sauver sa femme et son enfant. Mais il arrive trop tard: sa femme a été hypnotisée par le chien de Damien et tue leur enfant en le brûlant avec un fer à repasser. Goldsmith entame un long crescendo de tension au sein de ce morceau terrifiant en utilisant différents effets vocaux: massif et brutal avec des murmures lugubres et diaboliques.
Le score trouve enfin sa conclusion sur le très grandiose 'The Final Conflict', ultime confrontation finale entre l'antéchrist et le Christ au sein d'un vieux monastère en ruines. Jerry Goldsmith introduit le morceau de manière pesante avec sa combinaison cloche/vibraphone. Damien sait qu'il a échoué dans sa quête de supprimer le Christ en tuant tous ces bébés et se voit contraint de suivre Kate pour que cette dernière lui révèle l'endroit où se trouve le Christ. Mais il s'agit en réalité d'un piège que Kate lui tend, le père De Carlo sortant soudainement de l'obscurité pour se jeter sur Damien qui esquive le coup de poignard en prenant le fils de Kate devant lui. Son fils Peter meurt alors, et ce sera Kate qui poignardera finalement Damien à l'aide d'une des dagues sacrées. Atmosphérique et extrêmement tendu (notons l'utilisation du synthétiseur ici), ce final évolue très rapidement vers une victoire finale alors que Damien meurt sur l'autel du monastère, le Christ apparaissant dans toute sa splendeur au dessus du corps de l’antéchrist. La reprise grandiose et triomphante du thème du Christ vient éblouir la scène dans un final choral épique et puissant, un magnifique final se transformant en Messe dédiée à la gloire de Dieu (la scène ne contient alors plus aucun dialogue et permet à la musique de Goldsmith de s'exprimer pleinement). Le thème de Damien revient une dernière fois comme il était exposé au début du Main Title, concluant alors le générique de fin de manière sombre, la boucle étant bouclée.
La trilogie des ‘Omen’ de Jerry Goldsmith aura décidément été riche et chargée en émotion, la confrontation éternelle du Bien et du Mal trouvant alors une conclusion épique et grandiose dans cet ultime volet. Les trois partitions de Jerry Goldsmith auront finalement dévoilées toute la maîtrise et la richesse d'écriture du compositeur, tant du point de vue des parties orchestrales que des parties chorales, pleinement utilisées dans les musiques de la trilogie. 'The Final Conflict' est une partition grandiose qui reste un véritable classique du genre et une oeuvre majeure dans l'immense carrière du compositeur californien, qui a véritablement transcendé à travers sa musique l’affrontement apocalyptique entre Dieu et Satan, d'une manière jamais entendu auparavant. Au final, 'The Final Conflict' apparaît comme le final rêvé d'une trilogie terrifiante et épique à la fois. Une très grande réussite, une autre oeuvre incontournable de Jerry Goldsmith!











