Attention Chefs-d'oeuvre !
Par Cal, mardi 1 décembre 2009 à 23:11 :: General :: #92 :: rss
Chers fans de Jerry Goldsmith et fidèles visiteurs de THE MUSICAL LAW, depuis quelques temps, nous n'avons pas pu administrer comme nous le souhaitions et nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.
L'activité musicale autour de notre compositeur préféré étant particulièrement riche ces temps-ci, il nous tardait d'actualiser notre blog et de vous donner un peu plus de renseignements concernant les éditions CD des éditeurs Varèse Sarabande et La La Land Records, des éditions particulièrement prestigieuses avec respectivement, « Escape from Planet of the Apes » et le combo « Seconds »/ « I.Q » qui sont depuis très peu de temps devenus des éditions officielles, et ce pour notre plus grand plaisir ! Il est certain qu’Intrada nous aura quand à lui apporté un autre monument musical en éditant le superbe « Rent-A-Cop » en version intégrale… difficile de s’en lasser !
Commençons par l’édition CD de Robert Townson et de Varèse Sarabande avec le sublime « Escape from the Planet of the Apes », œuvre majeure du musicien californien en édition officielle, un monument musical particulièrement attendu par les fans de Jerry Goldsmith !

C’est au son d’un « hourra ! » collectif que fut accueillie à la rédaction du site l'annonce de cette sortie quasi inespérée... Ca y est, il existe, et en plus en version officielle ! Merci à Robert Townson et son équipe d’avoir comblé un vide majeur dans la discographie du maestro ! Composée début 1971, cette œuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus inventives de la filmographie de Jerry Goldsmith. Certainement plus datée que la musique du premier film de Franklin J. Schaffner (1968) de par ses accents connotés très « 70s », cette nouvelle partition possède néanmoins un charme indéniable et recèle une inventivité rare typique du maître dans sa période « seventies », un score tombé dans l’oubli depuis quelques années et trop rarement cité par les critiques de musiques de films. Il est certain que le film de Don Taylor est loin d'être le meilleur de la saga…
En 1970, l'annonce de la mise en chantier d'une suite au film de Schaffner et l'élaboration d'un nouveau score ne convenait pas au talentueux compositeur, ce dernier considérant qu'il avait déjà fait le tour du sujet sur « Planet of the Apes ». La tâche s'avérait donc extrêmement difficile pour tout musicien qui allait lui succéder, tant au niveau des idées que dans le domaine du savoir-faire musical. Pour Jerry Goldsmith, un autre projet lui tenait plus à coeur à cette période, celui du nouveau film de son ami Franklin Schaffner : « Patton ». Fort heureusement pour le monde de la musique de film - et ses fans les plus intrépides - Jerry Goldsmith fit le bon choix et choisit de délaisser le film de Ted Post « Beneath the Planet of the Apes » en 1970 (musique de Leonard Rosenman) afin de se consacrer à la composition de l’un de ses plus grands chef-d’œuvres musicaux, la partition du film « Patton », que le maestro considéra longtemps à juste titre comme l'un de ses meilleurs scores.

Très curieusement, le nom de Jerry Goldsmith réapparu un an plus tard au générique du troisième opus que réalisa Don Taylor : « Escape from the Planet of the Apes », un volet un peu à part dans cet univers se situant dans un futur proche, un petit film distrayant destiné essentiellement aux fans de la saga mais non dépourvu de rebondissements et d'action, et qui permit au maestro Goldsmith de trouver matière à s'exprimer musicalement : le musicien fut ainsi certainement le seul à tirer son épingle du jeu ! Sans renouveler pour autant avec le style musical surprenant et innovant de « Planet of the Apes », Jerry Goldsmith met en place une partition dynamique et rafraîchissante, introduite par une batterie infernale aux rythmes funky/simiesques des plus impressionnants, combinant ainsi effets exotiques et percussions originales. Goldsmith ouvre le film avec un générique époustouflant dans lequel il combine, en alternance, plusieurs nappes rythmiques s'enchevêtrant de façon miraculeuse, un véritable travail d'orfèvre musical unique et digne de son auteur, certainement le générique le plus complexe que le maestro ait conçu de toute sa carrière. Avec ce thème redoutable, Goldsmith valide ainsi « le sérieux » de l'histoire et emmène le téléspectateur du début jusqu'à la fin du film. Souvent violent, exotique, mystérieux, atonal et parfois même plus tendre et intime, le score de « Escape from the Planet of the Apes » demeure passionnant de bout en bout. A l'époque du road-movie et du jazz au cinéma, Jerry Goldsmith revient en force sur ce troisième volet qui ne l'attirait pas particulièrement au départ mais sur lequel il finit par s’épanouir musicalement parlant !

La scène d’hypnose de Zira est très impressionnante. Atonale et extrêmement menaçante, elle permet d’établir une relation directe avec le score de « Planet of the Apes » dans sa sauvagerie musicale la plus sournoise. Ce segment du score fait office de couloir entre les deux partitions : quelle ingéniosité !
A n'en point douter, ce score est un point culminant dans l'oeuvre de Jerry Goldsmith. Boudé par certains, adoré par d'autres, chacun y trouvera son compte ! La musique de « Escape from the Planet of the Apes » est bien différente, aussi intéressante que celui du premier volet tout en s’affirmant dans le continuum logique de la créativité de son auteur, évoluant dans ce concept simiesque avec autant de passion et d'inspiration. Comme à son habitude, le maestro s'implique profondément et sait faire preuve d’une grande inventivité. Comme le disait souvent Jerry Goldsmith lui-même, « une émotion de la veille est ressentie différemment le lendemain ». Les deux scores de l’univers des « singes » sont ainsi très représentatifs de l'état d'esprit du maestro californien !

Choix commercial ou émotionnel, nous ne savons pas réellement aujourd’hui comment Jerry Goldsmith se retrouva à la tête de la musique de ce troisième opus de la saga « Planet of the Apes ». Le maître prouva avec ce score qu'il n'avait pas encore épuisé toutes ses idées musicales "simiesques". Cette expérience lui permis même d'élargir une fois de plus sa palette musicale et d'améliorer un style déjà très abouti à cette époque.
Jerry Goldsmith reviendra ensuite dans l'univers des singes avec « Link », dans un concept similaire qu'il aborda artistiquement d'une autre façon (voir notre rétrospective sur « Link »).
Chapeau bas, maestro !

Jerry Goldsmith revient finalement une dernière fois dans l'univers de « Planet of the Apes » après avoir composé un score avant-gardiste extrêmement mémorable pour le premier épisode de 1968. Le score de « Escape from the Planet of the Apes » délaisse l'écriture instrumentale moderne à la Varèse/Stravinsky pour adopter ici un style tendance funky/groove propre aux années 70.
Le générique de début du film s'ouvre au son d'un thème de cordes, de cors et d’une section rythmique pop/funky 70 tout à fait caractéristique de ce score (on retrouvera ces rythmes de batterie jusqu'à la fin du film), un thème de guitare électrique très 'seventies' avec guitare basse et une partie de xylophones rythmique syncopée à la Stravinsky. Ce thème agité annonce déjà par sa virtuosité étonnante le caractère à la fois sombre et ‘action’ du film de Don Taylor, alors même que l'on aperçoit les trois singes arriver à la base militaire au tout début du film.
La première partie du score décrit la nouvelle vie de Cornelius et Zira dans ce monde humain du 20ème siècle comme on pourra par exemple le découvrir dans la scène à l'hôtel où les deux compères porteront de nouveaux vêtements et côtoieront des gens de la haute société. Bref, ils deviendront à leur tour des humains, et pour accompagner leurs nouvelles activités quotidiennes, Jerry Goldsmith opte pour un morceau d'ambiance pop « 70 » kitsch avec un thème mélodique sympathique au piano, une guitare, une guitare basse et un rythme de batterie, une autre guitare groovy très 'seventies', sans oublier l'utilisation d'une flûte et d'un petit orgue lui aussi très connoté.
Ce style de morceau kitsch tendance easy-listening facile d’accès était tout bonnement impensable dans le premier score écrit par Jerry Goldsmith pour le film de Franklin J. Schaffner : on sent bien ici que les exigences de la production ont été nettement moins audacieuses que sur le premier film. Qu’à cela ne tienne, bien loin de se contenter d’une vulgaire ritournelle kitsch facile, Goldsmith brode autour de sa partition tout un canevas orchestral d’une complexité bien plus étonnante qu’elle n’y paraît. Après avoir développé ces quelques passages easy-listening dans un style pop insouciant des années 70, la musique va considérablement s'assombrir pour décrire le côté nettement plus sombre du film et de son histoire. Jerry Goldsmith utilise par la suite l'orchestre symphonique habituel avec quelques vagues sonorités issues du premier score (et notamment ce son étrange en glissando pour évoquer les deux singes ou ces quelques petites percussions boisées diverses). On retrouve des orchestrations toujours très avec la présence continue des rythmiques 70s et de la guitare basse. La musique tourne alors au cauchemar pour la séquence de l'interrogatoire de Zira (avec des effets de cordes plus sombres et menaçants) et se prolonge dans l'action pour la scène où Zira et Cornelius s'échappent de la base militaire : du grand Goldsmith au sommet de son art, comme toujours ! La musique de l’interrogatoire de Zira représente à elle seule toute la quintessence même de l’art du compositeur : complexe, atonale, brumeuse, tourmentée, inventive, bourrée de trouvailles sonores et d’instrumentation étonnante !
On retrouve alors le grand Goldsmith de l'action 70s avec un orchestre à la fois virtuose et déchaîné. C'est avec une certaine agressivité et une très grande puissance orchestrale que le compositeur décrit cette scène d'évasion qui se conclura sous la forme d'une grande 'chasse aux singes'. Les deux héros se retrouvent alors traqués par les soldats du Dr. Otto Hasslein (Eric Braeden). Jerry Goldsmith continue par la suite de développer ses orchestrations inventives et ses différents effets instrumentaux en tout genre (tout en conservant les rythmiques très 'seventies') pour illustrer à sa façon les scènes de traque finale, le film se concluant de façon particulièrement sombre.

Un autre Chef D'oeuvre de Jerry Goldsmith : SECONDS
‘Seconds’ marque la deuxième collaboration entre John Frankenheimer et Jerry Goldsmith après ‘Seven Days in May’ en 1964. Goldsmith a écrit pour ‘Seconds’ une partition baroque et sombre particulièrement envoûtante et inquiétante, toute à l’image du film de Frankenheimer. Le compositeur utilise ici un orgue d’église, instrument principal de la partition de ‘Seconds’, accompagné de l’orchestre symphonique habituel et de quelques synthétiseurs (Goldsmith commence à utiliser l’électronique dès 1962 dans sa partition de ‘Freud’ de John Huston). Dès le générique de début, Goldsmith crée une ambiance quasi surréaliste et hallucinée alors qu’un violon soliste joue successivement deux mystérieux intervalles de tritons avant l’arrivée de l’orgue qui se lance dans une sorte de toccata baroque à la Jean-Sébastien Bach. Le thème principal fait son apparition, tout à fait reconnaissable à sa mélodie sombre aux consonances typiquement baroques d’esprit. La gravité de cette introduction gothique plonge immédiatement le spectateur dans un certain malaise, alors que l’on aperçoit à l’écran des plans déformés du visage de Rock Hudson.
A noter des effets de trilles stridentes des cordes qui annoncent la reprise plus ample du thème principal aux cordes. On est immédiatement frappé ici par l’intensité de cette introduction brumeuse qui évoque par moment le style des anciennes partitions horrifiques gothiques des films de la Hammer, façon années 30/40. Avec son thème principal baroque qui hante l'esprit (même longtemps après la vision du film) et son orgue religieux, Goldsmith crée une atmosphère musicale ensorcelante assez insolite pour le film de John Frankenheimer. Le caractère religieux suggéré par l’orgue pourrait représenter l’idée de la résurrection, de la renaissance d’Arthur Hamilton dans la peau d’un nouvel homme, une référence quasi christique implicitement suggérée avec brio par la musique de Goldsmith.
Le second thème de la partition se veut quand à lui plus intime et retenu, une mélodie mélancolique et amère jouée par un piano solitaire et entendu durant la scène où Arthur est seul avec sa femme Emily au début du film. La musique illustre durant cette scène les regrets du personnage principal qui s’aperçoit que son existence toute entière a été un grand vide sans passion ni accomplissement. Puis, la musique devient à nouveau plus sombre et inquiétante durant la scène où Hamilton se présente aux bureaux de l’organisation secrète. Goldsmith utilise ici des effets d’écho crée électroniquement, annonçant clairement certaines sonorités de ‘Planet of the Apes’ (1968). A noter que le compositeur s’inspire pour l’occasion de quelques mesures de sa partition pour ‘Freud’ (1962), probablement à la demande du réalisateur lui-même. L’orgue baroque à la Bach reste quand à lui toujours présent, sur fond de contrebasses menaçantes qui semblent suggérer que quelque chose de grave va se produire par la suite. La scène de la transformation physique d’Arthur Hamilton et Tony Wilson nous permet d’ailleurs de retrouver le très inquiétant thème principal joué par des violons torturés sur fond de nappes d’orgue graves. Les effets de trilles restent d’ailleurs toujours présent ici, un élément musical assez représentatif de la musique de ‘Seconds’.
La nouvelle vie de Tony Wilson commence alors, mais la musique de Jerry Goldsmith n’a cependant pas perdu de sa noirceur psychologique et baroque. Les effets de trille sont repris ici par les cordes lorsque Wilson découvre sa nouvelle demeure, comme pour suggérer les doutes et les hésitations du personnage principal quoi doit encore prendre le temps de s’accommoder de sa nouvelle vie. Le temps passe alors, au son de pizzicati de cordes et de trilles de violons pour une scène plus légère au bord de la plage, là où Wilson fait la connaissance de Nora (Salome Jens), permettant au compositeur de reprendre pour l’occasion son thème mélancolique aux cordes.
On retrouve des références à ce thème mélancolique lorsque Wilson revient chez lui. La mélodie est toujours jouée au piano, avec un rappel du thème principal baroque. C’est au cours de cette scène où l’on comprend mieux les références baroques de la partition de ‘Seconds’ : Goldsmith utilise un style musical du passé comme pour rappeler le passé de Tony Wilson qui était autrefois Arthur Hamilton. C’est une subtilité que le compositeur assume pleinement ici avec une grande intelligence. A noter que c’est finalement le thème mélancolique de piano qui conclut le film sur une ultime touche de tristesse, la musique évoque les regrets d’un homme qui a gâché son existence et qui la finit de façon tragique et horrible (la fin du film est absolument terrible!).
‘Seconds’ est au final une partition assez minimaliste mais particulièrement intéressante dans ses références à la musique baroque et son utilisation assez insolite d’un orgue quasi religieux d’esprit. Il règne dans la musique de Goldsmith une certaine spiritualité et un sens du tragique sous-jacent et réellement poignant, et ce tout au long du film. La musique illustre parfaitement à l’écran l’idée de la résurrection, des regrets, des doutes, de l’errance, de la tristesse, etc. Autant de sujets et d’états d’âme que le maestro californien retranscrit à la perfection dans sa musique, sans jamais tomber dans de l’expérimental avant-gardiste et complexe comme le compositeur a pu en faire sur certaines partitions précédentes.
Au contraire, le compositeur joue ici la carte de la retenue et de la sobriété même si la musique possède une écriture musicale réellement très riche et contrapuntique, héritée du langage tonal 17èmiste allemand de J.S. Bach, cohabitant avec une esthétique plus sombre proche de la musique savante atonale du 20ème siècle. Jerry Goldsmith nous livre au final une partition psychologique et tourmentée toute à l’image du personnage de Rock Hudson dans le film de John Frankenheimer.
Un grand merci à LA LA Land pour cette édition miraculeuse...
I.Q. / SECONDS édité à 3000 exemplaires. Seconds (31:13): Main Title (03:00) 39 Lafayette Street (02:17) Quiet Isolation (02:14) Nightmare (02:50) Transformation (01:16) Rehabilitation / Strange Arrival (02:16) Restless Hours (02:53) Reflections (01:59) Begin Again / Peaceful Aftermath (02:24) 29. End Title (01:15) Quiet Isolation (contains dialogue bleed) (02:27) Restless Hours (contains dialogue bleed) (03:12) Peaceful Aftermath (contains source) (00:52) Begin Again (contains dialogue bleed) (01:44)
Quelques notes sur IQ - Renaissance d'un score !
I.Q. marque la quatrième collaboration entre Fred Schepisi et Jerry Goldsmith. Pour cette petite comédie romantique mineure, Goldsmith a décidé de construire sa partition autour d'un style plus rock' n roll/jazz, le score étant dominé en majeure partie par un violon soliste (comme dans 'Six Degrees of Separation'), avec une section instrumentale jazz et le traditionnel orchestre symphonique.
Le générique de début s'ouvre sur le thème principal qui se trouve être en réalité une amusante variation sur l’air de la célèbre comptine enfantine 'Ah! Vous dirais-je maman' ('Twinkle twinkle little star'), exposée ici par le violon soliste et repris ensuite au sein de l'orchestre. L'utilisation de cet air populaire joué par un violon soliste est en fait une double astuce de la part du compositeur: premièrement, on s’aperçoit rapidement qu'un personnage filmé de dos dans le film joue cette mélodie sur son violon dans un parc au début du film. On peut donc en conclure que la mélodie du violon provient en réalité de ce personnage dans le film (d'où le choix d'avoir utilisé cet instrument pour toute la partition de ‘I.Q.’). Deuxièmement, il faut aussi signaler le fait que le personnage d'Einstein (Walter Matthau) fait plusieurs fois référence à Mozart dans le film. Or le célèbre compositeur autrichien a écrit lui même une célèbre variation sur l’air de 'Ah! Vous dirais-je maman'. On peut donc définitivement en conclure que le choix de cette mélodie populaire dans le film n'a rien d’innocent, tout comme l'utilisation du violon qui se trouve être une autre astuce de la part du compositeur.
Jerry Goldsmith va développer très rapidement ce thème pour apporter un caractère plus enfantin, jovial et innocent à sa musique. La scène à moto vers le début du film (lorsque Ed ramène Einstein chez lui en moto) s’inscrit dans un style plus rock’n roll avec l'utilisation surprenante d'une petite chorale féminine qui chantent des 'doo-wah' kitsch et hilarants, avec la batterie, le piano et un saxophone cool dans un style rock’n roll rétro tendance années 50/60. Le compositeur semble donc s’être bien amusé sur cette partition légère qui apporte une certaine bonne humeur rafraîchissante au film de Fred Schepisi, avec ses quelques touches jazzy légères et agréables.
La scène du test de physique marque dans le film le retour du thème de violon avec l'orchestre, sans oublier l'utilisation de quelques petites touches synthétiques chères au compositeur, qui nous réserve aussi quelques très beaux moments de tendresse pour cette musique, avec en particulier l'utilisation d'un piano électrique que Goldsmith utilise parfois dans certains de ses ‘Love Theme’ des années 90. Avec son caractère à la fois léger, romantique et rafraîchissant, le score de ‘I.Q.’ évolue tout au long du film avec une longue série de variations autour du thème de 'Ah! Vous dirais-je maman', une sorte de retour en enfance amusant et teinté d'humour, une musique plus étonnante de la part de Jerry Goldsmith qui nous a rarement fait entendre ce type de musique tout au long de sa carrière.
Bravo Maestro !
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