LA QUATRIEME DIMENSION (1959-1964)

Coffret 3ème saison

Ouf ! ils ne s’arrêtent pas en si bon chemin, Universal Pictures Vidéo France poursuit la réédition de la série « La Quatrième Dimension », la série originale. Le coffret (Vert et noir cette fois-ci) comporte 37 épisodes dans un coffret (3x2 Dvd), accessible en france depuis le 23 octobre 2008.

Pour cette 3ème saison, Jerry Goldsmith ne composa pas de musique originale, cependant on y retrouve, pour certains segments, des suites issues de la première saison ainsi que « le thème jazzy ». Le spectacle demeure tout de même excellent, l 'image restaurée, comme ce fut le cas pour les premiers coffrets restitue un noir et blanc saisissant !

A l’occasion de cette événement, nous vous proposons en exclusivité pour le site, une affiche inédite du segment « Nightmare as a Child », une musique encore inédite pour le moment en support audio.

Création Pascal Dupont, d’après des images de l’épisode. ©Droits réservés

Le coin des collectionneurs !

Avec INTRADA et Varese Sarabande voici une autre bonne référence web pour rechercher les musiques du Maestro que vous ne possédez pas encore !

80 ème anniversaire ! Hommage au Maestro

C’est le 10 février 1929 dans la ville de Los Angeles que naquit Jerrald King Goldsmith, plus connu sous le nom de Jerry Goldsmith pour la nouvelle génération et ceux qui ne le connaissent pas encore très bien. Habité très tôt et envoûté par la musique, c’est avec des musiciens de grande renommée comme Jakob Gimpel, Miklos Rozsa ou encore Mario Castelnuovo-Tedesco que le jeune Goldsmith valorisera ses grands talents de compositeur et imposera rapidement un style très séduisant et évocateur avec lequel il affirmera pendant des décennies son indélébile signature. Son incroyable sens de l’écriture musicale et son inépuisable inventivité lui ont permit de s’imposer comme le plus talentueux des compositeurs de musique de film de notre siècle. A lui seul, Goldsmith a immortalisé quelques grands chefs-d’œuvre du cinéma américain comme « Planet of the Apes », « Star Trek », « Alien », « Legend », « Patton », « Chinatown » et tant d’autres…

Disparu trop tôt le 24 juillet 2004, il laissera un grand vide dans le domaine de la musique de cinéma. Jerry Goldsmith s’en est allé avec beaucoup d’amertume contre un nouveau système hollywoodien qu’il avait de plus en plus de mal à accepter, consistant à fabriquer ce qu’il appelait très souvent « les clones » de la musique, ceux qui l’ont rendu impersonnelle et trop peu inventive, lui qui avait propulsé la créativité musicale à son plus haut niveau !

A ce sujet, lors d’une de ses dernières interviews, il s’était exprimé :

« Je suis particulièrement découragé et démotivé de voir à quel point la technologie a transformé la musique de film en pure « divertissement ». Cela ressemble plus à une usine plutôt qu’à de la création : quelqu’un écrit un début, une fin, un pont, une autre personne est chargée de la mélodie, voire d’un lit synthétique, puis vous passez ainsi d’une pièce à l’autre en découvrant encore d’autres personnes qui écrivent de la musique pour les premiers cités ! On n’a jamais rien entendu de certains compositeurs mais vous avez des « clones » qui écrivent pour eux ! Désormais, le crédit double pour la composition est devenu quelque chose de commun. C’est comme les crédits de logiciel ! Maintenant sur internet, vous pouvez composer avec quelqu’un d’autre sans connaître votre partenaire… Comment peut-on faire cela ? Je n’arrive pas à comprendre le procédé où plusieurs compositeurs travaillent ensemble, sur un même film ! »

     Jerry Goldsmith, 7 Août 2001

Les propos du Maestro se sont avérés au fil du temps très réalistes. Des compositeurs comme Christopher Young, Danny Elfman ou encore James Newton Howard et d’autres compositeurs aussi talentueux, armés d’un style fort, réussissent aujourd’hui à se détacher d’une vague de compositeurs tous issus d’une même « matrice technologique » ! Où sont donc passés lyrisme, émotion, nostalgie… des « thèmes » ?

Jerry Goldsmith, tu nous manques beaucoup !

Gary Goldman et Don Bluth...hommage !

En réalisant notre rétrospective sur le score de "The Secret Of Nihm ", nous en avions profité pour référencer le nouveau site de Sally Stevens . Pour nous remercier de cela, Sally nous avait envoyé un message très chaleureux que nous avons publié dans notre blog.

Dernièrement, en réactualisant nos liens internet, nous avons remarqué que le site de Don Bluth et Gary Goldman avait été « relooké » . Etant inconditionnels de leurs films d’animation, nous les avons contacter en leur demandant de nous reparler un peu de leur inoubliable collaboration avec le Maestro Jerry Goldsmith.

Toute l’équipe de « The Musical Law » remercie Gary Goldman d’avoir répondu rapidement à notre demande ;

Voici son message :

Voici l’hommage que j’ai écrit lorsque Jerry nous a quitté : les lettres de fans et les e-mails que nous avons reçus de fervents admirateurs de notre premier long métrage « The secret of N.I.M.H. » incluent en général des éloges à propos de la musique composée par Jerry Goldsmith.

Lorsque nous avons décidé de demander à Jerry de composer la musique de N.I.M.H., nous étions totalement impressionnés et vraiment intimidés par sa réputation : l’un des plus grands compositeurs de musiques de films. Nous avons ressenti une vive émotion lorsqu’il a accepté le projet. Après avoir terminé les séances de présentation du spotting et partagé nos idées et nos bandes son (la plupart étant les musiques qu’il avait composées pour d’autres films), nous sommes devenus bons amis. Il appelait et jouait au piano chaque thème musical par téléphone. Bon sang, comme nous avions l’impression d’être à part. Gary est aller chez Jerry pour passer en revue les bobines sur une Moviola et expliquer l’action lorsque les story-boards remplaçaient les blancs de la copie de travail. Nous avons rencontré sa femme, Carol, et son fils cadet, Aaron, alors âgé de 4 ans. Comme nous approchions de la fin du projet, nous sommes allés à Londres pour enregistrer le score avec l’orchestre philharmonique de Londres. Quelle émotion. A la répétition de chaque thème, nous reconnaissions immédiatement la séquence représentée. Ca a été une expérience pleine d’émotions. Jerry nous a dit qu’il s’était beaucoup investi dans le projet et espérait que les couleurs qu’il avait « peintes » étaient en adéquation avec le film. Je lui ai demandé de me dédicacer la première page du score original du thème principal. Il a écrit : « je vous aime Mme Brisby, Jerry Goldsmith »

Lors de notre projection pour l’équipe du film à l’Academy Theater, Jerry et sa femme, Carol, sont sortis précipitamment du théâtre lorsque les lumières se sont allumées, les larmes aux yeux et visiblement émus par le résultat final. Il est venu vers nous et s’est exclamé: « Wow ! C’est beau. Si j’avais vu plus de couleur, j’aurais peint certaines séquences thématiques de manière différente. Mais j’aime le résultat et je suis très fier de ce que nous avons fait. » Quel homme !

Après la sortie du film, Jerry a insisté pour nous présenter à Steven Spielberg. C’est cette initiative qui nous a amené à la création de An American Tail et The Land Before Time. Malheureusement, Jerry n’a pas pu se libérer pour composer la musique de An American Tail. C’est une chose qu’il a regretté. Lorsque nous nous avons déménagé en Irlande, Jerry nous appelait régulièrement. Il a souvent confessé qu’il aurait aimé composer le score de TAIL et qu’il était impatient de pouvoir de nouveau travailler avec nous.

Mis à part nos échanges de vœux annuels, nous nous sommes perdus de vue au fil des années à cause de nos emplois du temps chargés. C’est finalement en 1997, lors d’une rétrospective des musiques de la 20th Century Fox, que Gary a revu Jerry au Hollywood Bowl. Jerry a de nouveau présenté son fils, Aaron, alors âgé de 20 ans. Jerry était là avec sa queue de cheval grisonnante, l’air toujours aussi distingué nous demandant pourquoi nous n’avions jamais téléphoné ni écrit !

Ce grand musicien nous manquera à tous. Quel formidable héritage il nous a laissé. Sa musique et lui vivront dans nos cœurs à tout jamais.

Gary Goldman - 2 février 2009

Message from Gary Goldman :

I do all the answers for the "ask us" page. Here is a memory I wrote when Jerry passed away: Fan letters and email we receive from devout fans of our first feature film, The Secret of N.I.M.H. usually include accolades for the musical score by Jerry Goldsmith. When we agreed to go after Jerry to do the score for NIMH, we were totally awed and virtually intimidated by his history as one of the premiere composers for musical scores for motion pictures. We were thrilled when he accepted the challenge. Once we got thru the spotting sessions and shared our ideas and our tracking music with him (much of it was his music from other films), we became good friends. He would call on the phone and play each musical sketch on the piano, over the phone. Man, did we think we were special. Gary spent time at Jerry's house going over the reels on a moviola and explained the action where story-sketches still occupied the space in the work print. We met his wife Carol and his youngest son, Aaron, who was four. As we neared the completion of the project, we went to London to record the score with the London Philharmonic Orchestra. What a thrill. As each cue was rehearsed we immediately recognized the sequence it represented. It was an extremely emotional experience. Jerry told us that he had become very invested in the project and hoped that what he was "painting" would be the appropriate colors for the film. Gary had him sign the first page of the original score of the Main Title. It reads: "I love you, Mrs. Brisby, Jerry Goldsmith."

At our crew screening at the Academy theater, when the lights came up, Jerry and his wife Carol, came rushing out of the theater, tears in their eyes, obviously moved by the final product. He came up to us and gushed, " Wow! Itπs beautiful. If I had seen more color, I would have painted some sequences much differently. But, I love it and I am very proud of what weπve done." What a guy!

After the release of the film, Jerry insisted on introducing us to Steven Spielberg. It was this introduction that led us to the creation of An American Tail and The Land Before Time. Unfortunately, Jerry was unable to commit to An American Tail as its composer. A situation he regretted. When we moved to Ireland, Jerry called regularly. Often, he admitted that he wished he had taken the job for TAIL, and looked forward to the next time we could work together.

Over the years, due to our busy schedules, we lost contact with Jerry, other than our annual holiday cards. Finally in 1997, at a retrospect of the Music of 20th Century Fox, Gary met Jerry at the Hollywood Bowl. Jerry reintroduced his son, Aaron, now a young man of 20. Jerry stood there with his grey ponytail, looking as distinguish as he should, chastising Gary for "never calling...never writing", then offered him a hug.

We will all miss this great music man. What a legacy he has left behind. He and his music will live in our hearts forever.

Gary Goldman